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Sport
JO 2024
Rapport intermédiaire
Faire face au défi climatique et énergétique des déplacements internationaux
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Introduction
L’équipe du Cercle Thématique Sport des Shifters vous présente son rapport intermédiaire sur l’empreinte carbone des déplacements internationaux des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, et les solutions qui pourront être mises en place pour les réduire à partir des Jeux 2028.
Constat
Le Comité d’organisation des jeux olympiques et paralympiques de Paris (COJOP) s’est fixé des objectifs climatiques très ambitieux avec une division par deux des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux éditions de Londres en 2012 et de Rio en 2016. Afin d’y parvenir, Paris 2024 a défini en amont un budget carbone lui permettant de piloter ses émissions. Grâce notamment au recours à 95% d’infrastructures déjà existantes ou temporaires, les Jeux Olympiques de Paris devraient effectivement émettre moins de CO2 que les éditions précédentes selon les organisateurs.
Mais selon nos calculs, les Jeux ne tiendront probablement pas leur objectif climatique. En cause : les déplacements internationaux, en particulier l’avion. Nous estimons que les seuls déplacements des visiteurs internationaux cet été pour se rendre aux Jeux de Paris devraient engendrer environ 1,1 million de tonnes d’équivalent CO2. Si l’on ajoute à ces émissions les déplacements nationaux, l’impact carbone des déplacements pourrait dépasser 1,2 million de tonnes de CO2e.
C’est plus de 2 fois le budget carbone annoncé par Paris 2024 pour son volet déplacements (540 000 tonnes de CO2e). Et cela représente plus des deux-tiers du budget carbone total fixé par les organisateurs (1,58 million de tonnes de CO2e).
Propositions
Comment limiter les émissions associées aux déplacements internationaux pour réduire l’empreinte carbone des prochains Jeux olympiques et paralympiques ? Nous proposons dans ce rapport de maximiser à l’avenir la vente des billets aux spectateurs locaux et des pays limitrophes dont les déplacements sont moins carbonés. Et dans le même temps de mettre en place des fan-zones décentralisées, gérées par le pays organisateur et situées dans les différents continents afin d’accueillir de nouveaux visiteurs se déplaçant sur de plus courtes distances, où des modes de transport moins émissifs sont possibles.
Ces deux catégories de mesures répondraient à une partie de l’enjeu climatique sans pour autant oblitérer l’intérêt symbolique et économique des Jeux. La ferveur populaire propre aux Jeux s’en trouverait maintenue sinon grandie !
Documents à ouvrir et télécharger :
- Résumé du rapport (conférence de presse) – Ouvrir et télécharger
- Le rapport intermédiaire – Ouvrir et télécharger
- L’infographie – Ouvrir et télécharger